Christopher Blathwayt
 
Christopher George Wynter Blathwayt est un militaire britannique, commandant honoraire, né en 1912 et décédé en 1990.
Croix de guerre 1939-1945, il est officier du Special Operations Executive puis des Jedburghs.
Biographie[modifier]
 
Après des études à Eton College puis au Corpus Christi College d’Oxford d’où il sort diplômé en latin, en histoire et en droit constitutionnel, il devient élève-officier (Eton Officer Training Corps) puis est nommé, le 16 novembre 1938, sous-lieutenant de l’Armée territoriale, au King’s Royal Rifle Corps.
Intégré dans les forces spéciales, il est parachuté le 10 juillet 1944, chef d’une équipe Jedburgh (le team Gilbert : capitaine Chris Blathwayt, capitaine Paul Carron de la Carrière et sergent radio Neville Wood), dans le sud du Finistère (Bretagne). Après l’aide aux maquis de Scaer et Rosporden, le team Gilbert participe en août à la libération de Quimper, de Concarneau, de Douarnenez et de la presqu'île de Crozon. Le 21 juin 1945, capitaine à titre temporaire, il reçoit la Military Cross et par la suite la Croix de guerre 1939-1945 française avec palme.
Après la France, il rejoint la Force 136 du SOE en Birmanie, en Thaïlande et en Indochine. Le 7 novembre 1946, commandant à titre temporaire, il reçoit une citation dans le cadre des opérations en Asie du Sud-Est.
A la même date et pour les mêmes faits de guerre, le commandant David Smiley est promu Officier de l’Ordre de l'Empire britannique (OBE), le lieutenant-colonel Sydney Hudson reçoit une deuxième fois le Distinguished Service Order, les commandants Rowland Winn, Peter Kemp sont également cités1.
Après la guerre, il reprend sa profession de liquidateur de biens et prend sa retraite de la réserve de l’Armée territoriale, en avril 1962, comme capitaine et commandant honoraire.
Une représentation de bretons assista à ses funérailles en avril 1990 et la commune de Scaer (Finistère) a fait poser une plaque en hommage à son team Jedburgh dans le cimetière des martyrs de la résistance de Kernabat.
Pour bien marquer cette égalité, nous devions avoir tous deux, le même grade et mon anglais, Christopher BLAYTHWAYT, étant capitaine, j'ai donc été nommé au même grade, à titre fictif, c'est à dire que ma situation serait à régulariser après la campagne. En attendant cette éventualité, j'étais nommé, dans les Forces Françaises Libres, au BCRA plus exactement, "chargé de mission de 1ère classe" et je portais, tout fier, à 24 ans, mes trois galons de capitaine.
Nous avons choisi d'un commun accord notre sous-officier radio, Neville WOOD, un solide anglais blond, amateur de lait au départ mais qui se mettra très vite, au cidre breton et aussi à l'eau de vie, la blanche, la "lambik".
Notre équipe se soudait, au cours des séances d'instruction soit en salle, en mettant au point nos systèmes de chiffre avec une grande anglaise très typée, Miss Montgomery, soit sur le terrain.
Je me souviens d'un exercice de nuit au cours duquel nous devions atteindre un pont sur une rivière pour le faire "sauter", alors qu'il était solidement gardé par la Home Guard. En tenues camouflées, le visage noirci et caché d'un filet de camouflage, avançant avec mille précautions, nous étions à proximité de la rivière et n'étions plus séparés du pont que par une prairie dans laquelle des vaches broutaient paisiblement.
Abordant la dernière haie nous avons vite remarqué que les animaux nous avaient sentis ou aperçus et que ces sales bovidés levaient la tête au lieu de tondre l'herbe, au risque de donner l'alerte à la garde du point sensible. C'était Giese le chef de patrouille : il fit passer cet ordre magnifique :
"Mettez vous par deux et faites les vaches".
Nous avançâmes donc, pliés en deux, par paires, aux petits pas d'une bonne laitière. Mais sans doute manquions nous de l'allure requise, car les vraies vaches s'approchaient, reniflaient et s'écartaient d'un bond. Nos chahut, rires homériques et réflexions du genre
"je suis l'arrière train.. , s'il y a un taureau malheur à moi !"
ont déjoué la surprise et déclenché les fusées éclairantes provoquant notre fuite sous des rafales à blanc. L'art de la guerre est éternel et la ruse vieille comme le monde :
les Grecs eurent le cheval, pourquoi n'aurions nous pas eu la vache ?
Neville WOOD , Paul CARRON de la CARRIERE et Christopher BLAYTHWAYT
La liste de nos noms, liste des " célibataires", fut affichée au bar à côté de celles des Anglais et des Américains dans le même " état matrimonial".
Nous portions nos noms (nos "alias" évidemment en ce qui concernait les français) à l'épaule du battle-dress. Il s'agissait donc de repérer un Anglais ou un Américain " très bien sous tous rapports" et, d'un commun accord, de jouer un essai de concubinage notoire, ou de fiançailles comme on voudra.
Dans cette situation les deux officiers vivaient en effet dans la même chambre et participaient, sans se quitter, à toutes les activités de l'Ecole.
Il fallait déceler, avant le grand départ, toutes les incompatibilités possibles, ou, au contraire rechercher les compléments de caractère et d'aptitudes.
Après un essai non concluant avec un moustachu anglais, Brown (je trouvais qu'il buvait trop de Lager, cette bière anglaise, et à son avis, je ne buvais pas assez !), j'ai fait équipe avec un garçon épatant, anglais, sorte de moine soldat, célibataire, du King's Royal Rifle Corps, originaire de cette ravissante ville du Sussex, Arundel.
Il se passionnait de radio et de chiffre, domaines qui ne m'emballaient pas outre mesure et il ne voyait aucune objection à me laisser le côté tactique de l'équipe.
Il était d'ailleurs absolument établi par le Commandant de l'Ecole (Colonel MUSGRAVE) qu'aucun des deux officiers de l'équipe n'aurait prédominance sur l'autre.
Une autre obligation nous passionnait davantage :
celle de constituer, chacun, notre équipe interalliée, à notre arrivée,
beaucoup d'entre elles étaient déjà sur pied.
Chapitre IV
L'Angleterre : l’entraînement des " jedburghs "
3 ° partie
Constitution des commandos
Milton Hall.
Paul CARRON de la CARRIERE
Le Chapeau de Napoléon est-il toujours à Perros-Guirec
Une équipe JEDBURHS dans la bataille de France  -  Bretagne 1944
Dédicace 
Introduction 
Algèrie 1944 video
Tlemcen
Tunisie - Alger
 Recructement
Recructement (suite)
Alger - Glasgow
Les Jedburghs
Les Jedburghs (suite)
Milton Hall
Milton Hall (suite)
 Les commandos
Codage message
L'entraînement
Attente du départ
Attente du départ (suite)
Attente du départ (suite 2)
Le 6 juin 1944
Le 6 juin 1944 (suite 1)
Le 6 juin 1944 (suite 2)
Le 6 juin 1944 (suite 3)
Derniers jours à Londres
Derniers jours à Londres 
Parachutage
 Premiers jours en Bretagne
Premiers jours en Bretagne
Vers Quimper
Caché à Quimper
Le maquis de Rosporden
La lande de Quillien
Le  maquis de Concarneau
Les Maquis et la politique
Les Hommes du Maquis
Le 4 août 1944
La libération de Rosporden
La libération de Rosporden (suite)
Le 6 août 1944 à Quimper
Le 6 août 1944 à Quimper
Le 6 août 1944 à Quimper
La libération de Concarneau
Rennes
Rennes (suite)
Rennes (suite 2)
Rennes (suite 3)
Paris (suite 4)
Paris (suite 5)
Paris (suite 6)
Paris (suite 7)
Paris (suite 8)
 L'accident puis Alger
L'accident puis Alger (suite 1)
L'accident puis Alger (suite 2)
Conclusion
Guy Leborgne
Louis Le Cleac'h "Mercier"
Plaque commémorative
Le Châpeau à Perros-guirec ?
Plaque à Perros-Guirec
Le fanion à Saint Cyr
64 ans après la libèration
Plaquette Quimper
             DOSSIER JEDS
1 partie
2 partie
3 partie
4 partie
5 partie
6 partie
 
Le Châpeau de Napoléon
est-il toujours
à Perros-Guirec
Édition janvier 2012   JCC